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Style · 6 min

L’évolution du style après-ski

Comment l’après-ski à Courchevel 1850 est passé du loden tyrolien à la doudoune Moncler puis au cachemire discret — et quoi porter, vraiment, sur les terrasses aujourd’hui.

déc. 2024Courchevel 1850 Editorial

Vers seize heures à Courchevel, les pistes se vident et les terrasses se remplissent — et les vêtements qui arrivent ne sont presque jamais ceux qui sont descendus de la montagne. Depuis soixante-dix ans, l’après-ski est ici une garde-robe à part entière, et un baromètre assez fiable de qui séjourne sur la station.

À Courchevel, l’après-ski est une tenue distincte du ski, et il se divise aujourd’hui en trois camps : l’équipement technique de montagne chez les sportifs, le glamour Moncler et fourrure dans les bars, et, de plus en plus, le cachemire écru du « luxe discret » au coin des cheminées des palaces. Rien de tout cela ne s’est fait en un jour. Voici comment l’uniforme des terrasses a évolué, époque après époque — et ce qu’il vous dit d’emporter.

Le style après-ski à Courchevel, époque par époque

ÉpoqueLe lookLa pièce phareOù la voir
Années 1950–60Alpin / tyrolienManteau en loden, grosse maille, chapeau de feutreTerrasses des hôtels
Années 1970–80L’arrivée de la doudouneMoncler matelassée sur un col rouléPartout
1980–2000Glamour et logosFendi bordée de fourrure, combinaison BognerLa Folie Douce, les boutiques
Années 2010 à aujourd’huiLuxe discretCachemire écru, gilet Loro PianaCheminées des palaces

Du loden tyrolien à la doudoune Moncler

Le premier uniforme d’après-ski fut emprunté tel quel aux stations autrichiennes plus anciennes. Dans les années 1950 et 60, le skieur bien mis redescendait de la montagne en grosse maille, manteau de loden et chapeau de feutre — la silhouette de Saint-Anton et Kitzbühel, transplantée dans une station qui avait alors à peine dix ans. Chaud, formel et absolument pas sportif, car le ski lui-même restait une occupation distinguée.

La doudoune a tout changé. Moncler — né dans un village de montagne près de Grenoble, et à l’origine fabricant de matériel d’expédition — s’est retrouvé dans les années 1970 sur le dos de tous les skieurs à la mode. La veste matelassée était plus fine que le loden, techniquement plus chaude et repérable à cent mètres. Au milieu des années 1980, une Moncler sur un col roulé était l’uniforme quasi universel de l’après-ski à Courchevel, et la marque y garde une boutique depuis — dont une accessible directement depuis la piste des Verdons.

L’invasion des maisons de luxe

Puis vinrent les griffes. Bogner apporta sa combinaison ajustée, souvent métallisée, façon « glamour-ski » ; Fendi ajouta la fourrure ; et au fil des années 1990 et 2000, les grandes maisons arrivèrent en force. Dior, Louis Vuitton, Prada, Chanel et Hermès ouvrirent toutes des boutiques d’hiver à 1850, jusqu’à ce que la Rue du Rocher et les ruelles autour de La Croisette deviennent discrètement l’un des micro-marchés du luxe les plus denses d’Europe. À ce stade, l’après-ski tenait autant de la promenade entre les vitrines que de la terrasse elle-même.

La riposte du luxe discret

Le virage le plus récent est le plus silencieux. Les maisons de cachemire — Loro Piana d’abord, Brunello Cucinelli ensuite — sont arrivées sur la Rue du Rocher dans les années 2010 et ont réécrit le code : combinaison en cachemire, col roulé en laine écrue, gilet d’une couleur sans nom. Le look est plus sobre, plus cher que les logos qu’il remplace, et presque impossible à photographier — ce qui est, à peu près, tout l’intérêt. Sur les terrasses les plus élégantes, la chose la plus tapageuse à porter est désormais celle que personne ne peut identifier.

Que porter, vraiment, en après-ski à Courchevel aujourd’hui

Pour le visiteur, les règles pratiques sont plus simples que ne le suggère l’histoire de la mode. Il n’y a aucun code vestimentaire formel sur les terrasses, et une bonne tenue de ski est toujours acceptée au déjeuner. Mais 1850 s’habille le soir : les bars des palaces et les salles étoilées attendent au minimum une tenue smart casual, et beaucoup de tables deux et trois étoiles demandent une veste. Emportez une couche chaude et sobre dans laquelle vous seriez heureux d’être pris en photo, des chaussures solides à l’aise autant sur la neige que sur le marbre — et, si vous voulez avoir l’air d’un habitué, laissez les logos à la maison. La chose la plus courchevelloise à faire, c’est de s’habiller sobrement et cher.

Préparez le reste de votre séjour

La terrasse n’est que la moitié de l’histoire. Consultez notre guide du shopping de luxe à Courchevel 1850 pour savoir où se trouvent vraiment ces boutiques, parcourez le répertoire des boutiques, et choisissez votre pied-à-terre parmi les palaces dont les cheminées dictent le code vestimentaire.

Good to know

Frequently asked

Que porte-t-on en après-ski à Courchevel 1850 ?
Une tenue distincte du ski. En journée, une bonne tenue de ski convient sur les terrasses ; le soir, 1850 s’habille — smart casual dans les bars des palaces, et une veste dans les tables étoilées. Le style local dominant est passé du glamour à logos au cachemire écru et discret.
Y a-t-il un code vestimentaire à Courchevel ?
Pas sur les pistes ni les terrasses ouvertes, où la tenue de ski est normale au déjeuner. Le soir, c’est plus strict : la plupart des restaurants de palace attendent une tenue smart casual, et les salles deux et trois étoiles (Le 1947, Le Sarkara, Baumanière 1850) demandent en général une veste.
Faut-il des vêtements de créateurs pour s’intégrer ?
Non — mais Courchevel est l’une des stations les plus attentives à la mode d’Europe, et le look actuel penche vers une simplicité discrète et coûteuse plutôt que vers les logos visibles. Une belle couche chaude et sobre vaut mieux qu’une garde-robe de griffes.
Où acheter des vêtements d’après-ski sur la station ?
Le long de la Rue du Rocher et des rues autour de La Croisette, où Moncler, Loro Piana, Brunello Cucinelli, Fendi et les grandes maisons tiennent toutes des boutiques d’hiver. Voir notre guide du shopping de luxe pour le plan.